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Travail sur écrans : comment limiter les effets sur notre santé ?

Publié le 11 août 2026

Une femme devant un écran, en train de taper sur son clavier.

 

« Le travail sur ordinateur ne nuit pas à la santé de l’utilisateur mais peut engendrer des troubles si le poste de travail n’est pas adapté ». 

Cette conclusion du CNRS résume bien le rapport complexe entre écrans et santé. Retour sur les risques réellement encourus.
Les risques pour nos yeux

La fatigue oculaire 

Il est aujourd’hui bien établi que le travail prolongé sur écrans peut générer de la fatigue visuelle pouvant se traduire par différents symptômes : myopie temporaire, picotements des yeux, sensation de brûlure, lourdeur des globes oculaires, rougeur… Cette fatigue peut être liée à l’existence de défauts visuels mal corrigés ou être causée par des conditions de travail inadaptées : 

  • éblouissement direct ou indirect (ex. : écran face à la fenêtre ou dos à la fenêtre, écran avec un fond sombre et des caractères clairs, éclairage direct trop fort, etc.) ; 
  • temps de pause inexistants ou insuffisants ne permettant pas aux muscles des yeux de se reposer ; 
  • tâches nécessitant une grande accommodation (dessin, lecture sur écran…) ; 
  • diminution de la fréquence des battements de l’œil pouvant entraîner une sécheresse oculaire (syndrome de l’œil sec, qui peut être lié à un écran trop haut, un air ambiant trop sec ou pollué). 

    Différentes actions peuvent être mises en place pour limiter ces risques de fatigue oculaire. La première et la plus importante consiste à corriger les défauts visuels que l’on aurait pu négliger (presbytie, myopie, astigmatisme, troubles de la convergence). 

    D’autres actions préventives peuvent également s’avérer utiles : 

  • régler l’intensité et le contraste de l’écran en fonction de la lumière ambiante. Au besoin, utiliser une lampe d’appoint pour mieux voir les documents de travail ; 
  • ajuster la position de l’écran de telle sorte qu’il soit situé plus bas que le regard et qu’il soit à une distance de 50 à 90 cm des yeux. Veiller également à ce qu’aucun reflet n’apparaisse sur l’écran (ni celui de l’éclairage ni celui de la fenêtre) ;
  • augmenter la taille du texte pour plus de confort de lecture ;
  • faire des pauses régulièrement en suivant la règle du « 20/20/20 » (20 secondes sans écran toutes les 20 minutes en fixant un point à 20 pieds c’est-à-dire à 6 mètres de distance) ; 
  • penser à cligner souvent des yeux et à les humidifier régulièrement (larmes artificielles) ; 
  • utiliser, le cas échéant, des lunettes anti-lumière bleue (qui peuvent apporter un certain confort mais ne filtrent qu’une partie de la lumière bleue), ou des filtres à appliquer sur l’écran. 

 

Les effets néfastes de la lumière bleue 

Dans la mise à jour de son expertise de 2010 sur les LED, publiée en mai 2019, l’ANSES confirme les effets délétères de la lumière bleue sur la rétine : 

  • effets phototoxiques à court terme liés à une exposition aiguë à la lumière bleue ; 
  • effets à long terme liés à une exposition chronique qui augmente le risque de survenue d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). 

Au-delà de cette toxicité qui peut conduire à une baisse de la vision, l’ANSES met aussi en évidence un risque de perturbation des rythmes biologiques et du sommeil en cas d’exposition, même faible, à la lumière bleue le soir ou la nuit.

Différents facteurs explicatifs

En raison de la posture statique prolongée qu’il impose, le travail sur écran peut engendrer des troubles musculo-squelettiques. Quatre facteurs clés peuvent expliquer la survenue de ces troubles : 

  • un aménagement peu adapté du poste de travail (ex. : un clavier trop haut ou trop bas par rapport aux yeux) ; 
  • une mauvaise utilisation du clavier et de la souris (ex. : souris trop éloignée entraînant une flexion continue du bras) ; 
  • le stress lié par exemple à une mauvaise maîtrise de certains logiciels ou à une pression du temps ; 
  • le contenu de la tâche (ex. : saisie de données pendant de longues heures).

Conseil de prévention réalisé en partenariat avec l'IEMP (Institut d'Éducation Médicale et de Prévention), www.institut-iemp.com